25 mar. 2010

Ecrire, écrire, toujours écrire...

Les lecteurs les plus anciens de mon blog ne peuvent que l'avoir remarqué : il peut s'écouler un temps relativement long entre la publication de deux articles consécutifs dans une même série. Je ne vais pas chercher à expliquer ce phénomène - je vais juste vous donner quelques informations non contextuelles sur la manière dont je prépare l'écriture et la publication de mes billets.

Choix des sujets

Je ne vais pas vous le cacher : j'ai des marottes. Certains sujets de discussion provoquent chez moi une sensation de vide intense, et je ne les aborde pas. D'autres, au contraire, font bouillir mes neurones - et c'est alors que mes doigts se mettent à tapoter de manière quasi-mécanique sur le clavier qui me fait face.

Choisir un sujet n'est pas une mince affaire. Bien évidemment, j'ai quelque part une liste d'articles en préparation (certains depuis tellement longtemps que j'en ai presque honte), et puis il y a les discussions auxquelles je prends part sur différents forums techniques, sans compter les lectures que je peux faire dans le monde sauvage de l'Internet. J'ai plus souvent beaucoup trop de sujets à traiter que pas assez. Ceci dit, tout sujet ne peut pas être traité sur ce blog. Certains nécessitent d'écrire beaucoup de code avant de pouvoir être publiés. D'autres demandent un contexte particulier pour pouvoir s'apprécier pleinement. Et d'autres encore seraient tout bonnement trop longs pour être traités en un billet, sans pour autant pouvoir être découpés aisément en une série de billets.

Dans l'idéal, un bon sujet doit pouvoir être traité avec un minimum de code et un minimum de travail d'écriture. Un article de 2000 mots est trop long à lire sur un blog (c'est l'équivalent de 5 à 6 pages de texte dans le modèle de document par défaut de MS Word), et il est long à écrire. Ce article, lorsqu'il sera terminé, en fera grosso-modo la moitié - peut être un peu moins. Au niveau du code, si l'écriture de celui-ci prends plus d'une demi-journée, c'est qu'il est probablement trop compliqué pour illustrer un article (c'est un peu différent pour une série d'articles où le code est augmenté régulièrement).

En fait, choisir un sujet, ce n'est pas tant chercher dans sa tête une idée digne d'intérêt que de filtrer celles qui ne le sont pas ou qui entraineraient des complications dans leur expression.

Des vérifications en pagaille

Un bon article se doit d'être couvert par un nombre plus ou moins élevé de références. Un temps non négligeable de la préparation à l'écriture consiste donc

  • soit à retrouver les références qui sont à la base de mon argumentation (généralement, ce sont des articles ou des arguments qui ont été portés à ma connaissance bien avant que j'ai l'idée d'écrire sur le sujet) afin de pouvoir les citer si besoin ;
  • soit à faire des recherches poussées pour trouver des références parlant (au moins partiellement) du même sujet, afin d'une part de compléter mon argumentaire (de nouveaux textes signifient bien souvent de nouveaux points de vues) et d'autre part d'illustrer l'article en préparation.

Dans certains cas extrêmes, je n'hésite pas à solliciter l'aide de spécialiste de la question - par exemple, en postant sur une mailing list pointue[1] de manière à obtenir des éclaircissements sur un point précis.

L'écriture

Il est rare de trouver la formulation idéale d'une idée ou d'un argument dès le premier jet. Je reviens donc plusieurs fois sur le texte composé pour changer la formulation ici, effacer un paragraphe là, ou encore éclaircir un point précis situé plus loin. Je ne prétends pas qu'au final la qualité du texte est exceptionnelle, mais puisqu'il est important pour moi de présenter des arguments de manière claire, une bonne partie du temps d'écriture est en fait dédié à la mise au point de l'article.

Autre chose importante pour moi : l'orthographe et la grammaire. Bien évidemment, je ne suis pas à l'abri d'une erreur (et notamment d'une erreur de grammaire, car le texte est composé dans un environnement aidé : le correcteur orthographique est en permanence activé). En cas de doute, je n'ai pas peur de recourir aux services offerts par plusieurs sites web, histoire par exemple de vérifier que le verbe choisit se conjugue bien ainsi. La ponctuation est elle aussi vérifiée soigneusement. Je sais que j'ai tendance à écrire des phrases longues et à les truffer de virgules. Il m'est par conséquent nécessaire pour moi de relire le texte écrit afin de corriger la ponctuation et d'éviter ainsi certaines lourdeurs qui rendent la lecture plus hachée ou plus difficile (déjà que les sujets abordés ne sont pas forcément simples, il est donc inutile de les rendre plus obscurs avec un texte difficile à lire).

Dernière chose très importante : le vocabulaire. Bien souvent, je m'attaque à la description de problèmes pour lesquels aucun vocabulaire formel n'a été défini. Il m'est donc nécessaire de faire très attention au vocabulaire que j'emploie (même si je m'autorise trop souvent des libertés coupables sur ce point précis), quitte à redéfinir ce vocabulaire en partie. Si j'ai besoin d'un mot particulier pour exprimer une idée importante, il y a de grandes chances pour que je consulte un dictionnaire récent afin de vérifier que le mot choisi correspond bien à ce que je veux dire. L'informatique n'est qu'une branche (très réduite) des mathématiques, et les mathématiques requièrent l'utilisation d'un langage précis pour être compréhensible - l'à-peu-près n'a pas sa place. Comme mon but est bien souvent d'éclairer mon lecteur sur des points qui peuvent revêtir une complexité certaine, il m'est d'autant plus nécessaire de faire attention à la forme sous laquelle je présente mes explications ou mes arguments.

La publication

Une fois l'article écrit, je passe à la mise en page - qui consiste en fait principalement à retrouver les images qui seront insérées dans l'article ou à mettre du gras ici, un peu d'italique là, etc. Si l'article présente du code source, les mots-clefs du langage ou du pseudo-langage utilisé sont mis en valeur manuellement (je n'ai pas trouvé d'outils satisfaisant me permettant de filtrer le contenu d'une balise de code sous DC2). Les titres sont ajoutés et mis en forme, et le billet est alors prêt pour la publication finale.

Il est rare que je retarde la publication d'un billet. Généralement, un fois mon texte écrit, mis en forme et classé correctement, je lui affecte une heure de publication le même jour et je laisse tourner (c'est la raison pour laquelle les articles que vous voyez sont tous publié à h:00m ou h:30m). Je pourrais publier les articles dès qu'ils sont prêts, mais j'aime cette idée d'une publication à une heure précise (sans compter que si je m'aperçoit que j'ai oublié quelque chose ou que j'ai fait une grossière erreur, ça me donne un peu de temps pour la réparer).

Notes

[1] ou certains forums (par exemple GameDev.Net ou DVP.com)

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